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Terroir Cévennes, produits fermiers et artisanaux en direct de nos fermes et ateliers.

  Lena Henkes

La Bastide
48 370 St Germain de Calberte

www.tisanecevennes.com



Jardinière et ingénieur paysagiste de formation, je me suis installé en 2005 sur la commune de St Germain de Calberte en Lozère, en plein cœur du Parc National des Cévennes.
Je cultive des plantes aromatiques et médicinales sur des bancelles (terrasses) qui servaient autrefois de jardin. Je travaille avec à peu près 100 ruches qui voyagent entre les basses et les hautes Cévennes. Je produis des tisanes et du miel (tous les produits sont certifiés AB par Ecocert et portent la mention Nature et Progrès). La ferme est équipée de panneaux thermique pour chauffer l’eau et des panneaux photovoltaïque. Le besoin restant de l’électricité est acheté à Enercoop.
Entant la chef d’exploitation, je suis beaucoup aidé par mon compagnon, qui s’occupe aussi du potager et de la cuisine familiale. J’accueille en saison des stagiaires et des Wwoofer. Aussi je pratique l’entraide avec des collègues.


  La tartinerie sera fermée exceptionnellement mardi 2 septembre!


  Mes tisanes...

Je produis des tisanes à partir des plantes aromatiques et médicinales que je cultive majoritairement et que je sèche.
Je cultive : de la mélisse, des menthes différentes, de la sauge, de l’hysope, du basilic, de la mauve, de la camomille, de la verveine, du bleuet, de la marjolaine, des tournesols, du romarin, du thym, de l’origan…
Je fais la cueillette de sureau et de cynorhodon.
Je cultive mes plantes sur environ 1300m2. C’est la taille des champs sur les bancels, la surface est beaucoup plus grande. Il s’y trouve aussi des arbres fruitiers et des framboisiers et le potager.
J’irrigue dans les mois les plus chauds (juin, juillet, aout) avec l’eau de source, par un système de goutte à goutte. Certaines plantes ont besoin de beaucoup d’eau (les menthes par exemple), mais autres plantes n’ont pas besoin d’irrigation du tout, sauf lors de la plantation (sauge, hysope…).
Au début j’ai acheté des plants de verveine, mélisse, menthe et sauge dans la Drôme chez un producteur de plant bio. Maintenant je produits toutes mes plantes moi-même par semis ou bouturage, sauf les verveines, que je ne réussie pas encore, mais je vais y arriver un jour. Une partie des semences et récolté par moi-même, les autres sont acheté soit au CNPMAI (centre national des plantes médicinales, aromatiques et industrielles) ou à Biaugerme.
Pour travailler la terre j’ai une petite moto-bineuse pour tourner la terre si c’est nécessaire, mais j’évite au maximum de le faire et je me sers aussi de la grelinette. Le terrain n’est pas du tout adapté pour des engins plus lourds, donc tout le travail se fait à la main.
J’utilise du fumier de chèvre d’une chevrière Nature et Progrès, que je composte un an. J’ai fait aussi un composte avec des restes de cultures, de fruits et de bogues de châtaignes.
Sinon je mulche beaucoup les cultures, pour éviter la transpiration et les mauvaises herbes. J’utilise des branches broyées, de la paille de seigle autoproduite, de la fougère et en été aussi les « mauvaises herbes ». Je plante des engrais verts (phacélie, seigle, vesce, sarrazin) dès qu’il y a un espace vide.
Je fais des purins d’orties, ainsi un purin d’escargot pour lutter contre les escargots.
Je suis des cahiers de charges pour l’agriculture biologique et Nature et Progrès. Celui interdit des engrais et des traitements de synthèse. Les semences et plants doivent provenir des productions bios. Le fumier doit venir des animaux nourri garanti sans OGM.
Je récolte et défeuille toutes les plantes à la main.
Le séchage est l’étape qui détermine la qualité de la plante sèche. Il doit être à la fois rapide, régulier et doux. J’utilise un séchoir à claies ventilées, il est réalisé en bois brut non traité.
La température de séchage varie tant en fonction de la plantes, elle ne doit pas depasser 35°C pour les feuilles.
Le séchoir fonctionne grâce au solaire : les panneaux sur le toit chauffent l’eau chaude qui chauffe le radiateur dans le séchoir. Toute l »électricité de mon atelier (ventilation du séchoir, lumière et radio) est produit avec le panneau photovoltaïque.
Je mets les tisanes en sachet à partir de septembre et jusqu’en janvier. Je les vends à Terroir Cévennes, dans des magasins bio et des épicerie fines et solidaires partout en France et par correspondance grâce à mon site Internet www.tisanecevennes.com.


  Le miel

J’ai à peu près 100 ruches. Je produis les essaims nécessaires au maintien du cheptel au printemps, par division simple jusqu’à présent, mais depuis l’année dernière nous elevons des reines, afin d’améliorer notre cheptel d’abeilles locales (abeille noire). Les reines sont renouvelées tous les 2-3 ans.
Les zones de butinage sont en Cévennes entre St Germain et la Vallée Longue pour le miel de Châtaignier et le miel des Cévennes, et en basses Cévennes dans les zones calcaires proches pour le miel d’Acacia et le miel de Printemps. Mes miels sont uniquement des miels de flore sauvage.
Je suis des cahiers de charges pour l’agriculture biologique et Nature et Progrès.
Je donne un nourrissement au miel aux jeunes essaims. Je me sers de mon propre miel qui reste dans les opercules.
Des traitements anti-varroa qui s’accumulent dans les cires sont interdits (amitraze etc..). J’utilise de traitement anti-varroa autorisé en AB et Nature et Progrès : le thymol pendant l’été (après la dernière récolte) et l’acide oxalique pendant l’hiver, hors couvain.
Je nettoie et désinfecte les ruches vides au chalumeau. Elles sont peints avec une peinture autorisée en bio qui est à base de l’huile de lin et avec des pigments d’aluminium (pour isoler).
Pour les transhumances et le transport de hausses et de matériel apicole j’utilise ma petite camionette Dyna (qui n’est pas un 4x4 !). J’ai une petite miellerie chez moi avec un extracteur, toute la miellerie fonctionne au solaire. Après l’extraction je le mets dans mes grands maturateurs en inox et je le mets en pot deux semaines après.
Le miel est entièrement mis en pot. Il est stocké dans ma cave et étiquetés au fur et à mesure. Il a une DLUO de deux ans.
Il est vendu à Terroir Cévennes, à la Biocoop à Montpellier et dans des commerces locaux.